Droit à l'usage du français

Quand ladite clause "Molière" s'efface devant le droit communautaire Européen. Christophe RICHARD met en exergue quelques-unes des incohérences du choc entre le droit français et le droit suprême européen autour de l'usage de la langue française (et en particulier sur le lieu de travail), patrimoine inaliénable qui a toujours rassemblé les peuples.

Droit à l'usage du français
Christophe Richard - novembre 2017

Tous l’auront remarqué ; au bureau, sur les chantiers, à l’usine, la langue française est de plus en plus fréquemment rejetée ou inemployée par un nombre grandissant de travailleurs.

En effet, dans les entreprises du tertiaire, des terminologies anglaises se substituent progressivement (un mot à la fois) à la langue française. Dans d’autres secteurs comme les transports routiers (nationaux !), le mélange est divers et varié, mais seuls les chauffeurs sont concernés, le personnel à quai parle français et communique difficilement avec les conducteurs, ce qui ne facilite pas la compétitivité des entreprises françaises de logistiques. Dans certaines usines, les salariés d’origine maghrébine vont parler arabe ; sur des chantiers du bâtiment, les ouvriers turcs parlent leur langue pour communiquer entre eux.

La langue francaise fait resistanceBref, tous les secteurs économiques font face à ce problème. Qu'il soit question d'un reniement du français par les Français eux-mêmes, par l'adoption injustifiée de la langue anglaise ou de termes anglais au travail ou encore la préférence des travailleurs allogènes ou d'origines immigrées de ne pas le parler pour des raisons multiples, il est temps que des questions légitimes d’ordre juridique soient posées. Il est bon de rappeler que la constitution stipule que le français est la langue de travail et de l'enseignement en France dans un souci évident de cohésion nationale. Qu'il est de notre devoir d'en défendre l’usage partout et bien sûr sur notre lieu de travail en dépassant les moqueries des prétendus "progressistes" ou les reproches des "bien-pensants". Soyons résistants ! La langue française n'est ni de gauche ni de droite, elle est le premier et le plus précieux des services publics, notre plus grand bien culturel et notre meilleur atout.

A titre d'exemple et puisqu'il était question de service public, il faut rappeler que le travail industriel est, et a toujours été, le lieu de tous les dangers ! Il convient, pour assurer la sécurité de tous et de chacun, que tout le monde se comprenne en ayant la même langue d'usage.

Alors que les ordonnances sur la "loi travail" font débat, il n’y a personne, pas même les syndicats, pour s’indigner de ces dérapages de plus en plus nombreux d'entreprises qui mélangent des personnels ne parlant pas la même langue. Ils enfreignent la loi selon la DGCCRF.

Pour ces raisons, je vous invite à découvrir le cadre législatif qui entoure cette question afin que le droit, votre droit, soit appliqué sur votre lieu de travail.

Travail Langue Française

Vous devez être connecté pour poster un commentaire