Revue de presse de la semaine n°01-2018

Au sommaire :

  • Loire-Atlantique. Des casernes de pompiers vont fermer
  • Loire-Atlantique. La fusion des communes fait des couacs
  • La Hongrie et l'Irlande opposées à l'harmonisation fiscale dans l'UE
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Loire-Atlantique. Des casernes de pompiers vont fermer

Le SDIS 44 a effectué 62 762 interventions en 2016.© Photo archives PO-Nathalie BourreauEn Loire-Atlantique, le plan de réorganisation du Service d’incendie et de secours (SDIS) fait débat. Des projets de fusion et de fermeture de casernes inquiètent des élus.

Politiques d'austérité : Les sapeurs pompiers de Loire-Atlantique sont confrontés aux fusions forcées et fermetures de casernes. L'UPR ne cesse de dénoncer les politiques de "réajustements" budgétaires gouvernementaux. Ceux-ci nous viennent directement de Bruxelles via les GOPE et appellent l'état français à réduire les dépenses publiques, tous les services de l'état sont touchés et en particulier les hôpitaux publics, les services d'urgence et la justice.

Source :  Presse Océan (02 janvier 2018)

David Samzun. "Saint-Nazaire doit affirmer son ambition"

Saint-Nazaire s'affirme comme un acteur majeur de la façade littorale.Saint-Nazaire se transforme et son image évolue. Portée par la bonne situation économique de son industrie, la ville s’affirme comme un acteur majeur de la façade littorale et des enjeux maritimes. A mi-mandat, le maire David Samzun fait le point sur le chemin parcouru et fixe le cap pour les prochaines années.

Le maire de Saint-Nazaire se félicite donc de "la bonne situation économique de son industrie". L'UPR44 se doit de faire le point sur cet article surprenant paru sur le site Saint-Nazaire Actus le 04 janvier 2018.

Un taux de chômage en croissance permanente qui culmine à *16.9% en 2014 et des créations d'entreprises qui ne vont guère mieux (*411 en 2016 contre 465 en 2009), encore faut-il s'attacher à en identifier la véritable valeur ajoutée pour le territoire. Ce bilan est à nuancer davantage puisque la ville investit dans des opérations immobilières et des réaménagements en tous genres alors que les emplois échappent un peu plus chaque jour aux habitants du territoire.

Enfin, la méconnaissance du sujet ou la volonté du maire David Samzun de ne pas voir le scandale éolien vider les caisses de l'Etat et du contribuable via la taxe CSPE (Contribution au Service Public de l'Electricité) nous interroge sur la capacité du maire à maîtriser les enjeux stratégiques du territoire nazairien comme pour STX qui en est un triste exemple sur le front des règles Européennes désaventageuses pour notre industrie. Quand une démocratie ne tient plus son économie comme c'est le cas en Italie pour le financement douteux de son parc éolien ou de l'Allemagne qui remet en route ses centrales à charbon pour combler le manque de production de ses éoliennes, nous sommes en droit d'exiger au sein de l'UPR comme partout ailleurs, que chacun des élus cesse de se féliciter dans des tribunes que l'on pourrait croire partisanes, et qu'il s'attache à centrer ses efforts sur la redynamisation du tissu productif industriel en commençant par exemple par remercier General Electric, gavée après avoir engloutie Alstom au nez et à la barbe de nos dirigeants, et en développant une compétence nationale équivalente et autonome puisque la France est une nation toute aussi capable que n'importe quelle autre à travers le monde... pour peu qu'elle soit dirigée au bénéfice de tout ses citoyens.

Source :  Saint-Nazaire Actus (04 janvier 2018)

Source : Reinformation.tv - L'énergie éolienne : La grande escroquerie (10 semptembre 2014)

* Source INSEE (chiffres détaillés paru le 12 octobre 2017)

Loire-Atlantique. La fusion des communes fait des couacs

Michel Moreau, maire de La MeillerayeLa Loire-Atlantique compte désormais 208 communes contre 212 l'an passé. D'autres fusions sont à l'étude.

Sept communes nouvelles sont nées en deux ans. L'union de La Meilleraye-de-Bretagne et Grand-Auverné est en débat. Michel Moreau, maire de La Meilleraye-de-Bretagne, le concède sans ambages : on ne se marie pas à la légère. Fin mars, le vote portant sur la fusion de la commune avec Grand-Auverné « sera la décision la plus lourde que les élus auront à prendre ». Si le oui l'emporte dans les deux cités, l'union sera effective au 1er janvier 2019. Mais il y a un hic. Des habitants montrent les dents. Deux réunions publiques ont tourné à l'aigre.

Source :  Presse Océan (04 janvier 2018)

En savoir plus : La destruction de l'âme de la France est "En Marche" (20 juillet 2017)

La Poste. Inquiétude sur la fermeture d'un bureau sur l'agglomération de Nantes

La fermeture des petits bureaux de Poste se poursuit / © Romane IdrèsL'explication est souvent la même, ce serait la baisse de la fréquentation qui condamnerait à la fermeture les petits bureaux de Poste. A Nantes, une pétition circule pour s'opposer à la fermeture de l'agence située Boulevard Joliot Curie.

Ce processus ne s’arrêtera pas tant que la France restera dans le carcan destructeur de l’Union européenne. L’Europe et ses traités sont en effet directement responsables de la disparition des services publics, biens communs des Français.

Une politique au service des intérêts privés

L’article 106 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) interdit aux États membres de s’opposer à la mise en concurrence de leurs entreprises publiques. Ainsi, quel que soit le gouvernement en fonction, la politique est gravée dans le marbre des traités européens. L’appartenance de la France à l’UE lui impose une course absurde aux privatisations : EDF, GDF, SNCF, La Poste, France Télécom, autoroutes, réseau de distribution d’eau, etc. Cette politique est pourtant rejetée par une majorité de Français qui, malgré la propagande néolibérale incessante, restent attachés à leurs services publics (71 % d’opinions favorables d’après le sondage BVA de décembre 2013).

Source :  France 3 Pays de Loire (04 janvier 2018)

En savoir plus : La France n’est-elle pas trop endettée...

Comptes de campagne. Démission du rapporteur ayant contrôlé les dépenses de Mélenchon à la présidentielle

Photo : PHILIPPE LOPEZ AFP or licensorsLe rapporteur chargé de contrôler les dépenses de Jean-Luc Mélenchon estime que ses réserves, qui concernent 1,5 million d’euros, n’ont pas été entendues, révèle « Le Parisien ».

Jean-Guy de Chalvron, qui était l’une des personnes chargées de vérifier les dépenses de Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne présidentielle de 2017, a démissionné de la CNCCFP, chargée de valider les dépenses et les recettes des candidats. Dans un courrier au président de la Commission, le 22 novembre, il pointe du doigt « de nombreuses divergences de fond » avec la décision finale sur le compte du candidat de La France insoumise.

Les écarts de quelques candidats défrayent une nouvelle fois la chronique et c'est donc Jean-Luc Mélenchon qui est aujourd'hui sous les feux de la rampe. La qualité et le respect des règles fixées dans le cadre du financement des campagnes présidentielles est un incontournable pour qui veut demain, représenter le peuple. Selon Jean-Guy de Chalvron, M. Mélenchon ne semble pas particulièrement à l'aise avec les dépenses. Comment pourrait-il alors gérer les finances de la France ?

Les nouveaux politiques people

Il nous paraît utile de mettre en lumière le fait que vraisemblablement, une élection ne se joue plus dans le débat des idées et des qualités intrinsèques qui animent les candidats les plus avides de pouvoir. Ils déploient à cette fin peu glorieuse, leurs réseaux et/ou leurs surfaces financières en organisant par exemple des shows quasi bollywoodien où ils déversent leurs promesses les plus insensées. C'est une redoutable stratégie de communication que d'imprimer de force à travers une omniprésence et une complicité avec les médias, leurs visages et leurs noms dans nos esprits plutôt que leurs expériences et leurs convictions exemplaires. On pourrait donc croire que lors d'une campagne présidentielle, c'est celui qui dépense le plus qui est élu.

Tout a un prix

M. Mélenchon, aujourd'hui député haut en couleur et capable d'effectuer de formidables pantalonnades, n'hésite par ailleurs même pas à agir avec légèreté en présence du journaliste Eric Brunet en précisant à Philippe Pascot, "qu'il est le seul politique qu'il n'a pas pu acheter". Comme dans bien d'autres domaines, la réalité dépasse très largement la fiction.

L'UPR, seul parti politique animé par un sens aigu de la conscience collective, propose d'assainir et non de pseudo-moraliser la vie politique en mettant tout simplement fin aux féodalités qui se sont installées parmis nos élus en tous genres. Nous ne sommes qu'à une encâblure d'y parvenir grâce à la mobilisation de nos sympatisans et de nos adhérents... que l'on soit en ou hors périodes électorales.

Source :  Le Monde (07 janvier 2018)

La Hongrie et l'Irlande opposées à l'harmonisation fiscale dans l'UE

Source : EurostatLa Hongrie et l'Irlande ont exprimé jeudi leur ferme opposition à toute tentative d'harmonisation fiscale et de modification de la législation sur les entreprises dans l'Union européenne, affirmant que cela nuirait à la concurrence dans le marché unique.

Certaines personnes nous ont parfois objecté que l’unanimité des États membres ne serait pas nécessaire pour modifier les traités européens.

Il suffit pourtant de lire très minutieusement l’article 48 du Traité sur l’Union Européenne (TUE) pour constater que leur affirmation est fausse.

En effet, pour les procédures de modification dite « ordinaires », l’alinéa 4 dispose :

« Une Conférence des représentants des gouvernements des États membres est convoquée par le président du Conseil en vue d’arrêter d’un commun accord les modifications à apporter aux traités. Les modifications entrent en vigueur après avoir été ratifiées par tous les États membres conformément à leurs règles constitutionnelles respectives. »

Et pour les procédures de modification dite « simplifiées », l’alinéa 6 dispose :

« Le Conseil européen statue à l’unanimité, après consultation du Parlement européen et de la Commission ainsi que de la Banque centrale européenne dans le cas de modifications institutionnelles dans le domaine monétaire. Cette décision n’entre en vigueur qu’après son approbation par les États membres, conformément à leurs règles constitutionnelles respectives. »

Ainsi, quelle que soit la procédure considérée, il faut bien obtenir l’unanimité des États membres pour modifier un traité européen, a fortiori si les modifications envisagées sont significatives. C’est une évidente négation de la démocratie et de la souveraineté populaire puisqu’il est interdit à un État membre de dévier de la direction imposée par Bruxelles, même (ou plutôt surtout) si c’est le souhait du peuple de cet État.

L’article 48 du TUE rend donc impossible tout projet d’ « autre Europe » comme le montre très bien cette autre vidéo.

Source :  Le Figaro.fr avec Reuters (04 janvier 2018)

En savoir plus : Faut-il vraiment l’unanimité des États membres pour changer les traités européens ?

Européennes 2019. Le rétablissement d'une circonscription unique confirmé

Le mode du scrutin des européennes va changer.@ OZAN KOSE / AFPComme annoncé à l'automne aux chefs des partis politiques, le gouvernement a décidé d'abandonner le scrutin régional pour les élections européennes de 2019.

L'exécutif l'avait annoncé, c'est désormais confirmé : une circonscription nationale unique sera rétablie pour les élections européennes de 2019 en France. Un projet de loi en ce sens a été examiné mercredi en Conseil des ministres.

Le gouvernement avance par ailleurs que cette réforme "constitue la garantie d'une lisibilité accrue pour l'électeur et une évolution cohérente avec la volonté de renforcer le caractère européen du scrutin".

Encore et toujours en marge de la volonté citoyenne qui rappelons-le, a élu nos gouvernants même si la propagande électorale est largement discutable, l'UPR44 rappelle que lors d'un sondage publié en mai 2014 par 20Minutes, une majorité de citoyens se sentent « plus Français qu’Européen » et se disent favorables à un renforcement du pouvoir de décision national, même aux dépens de l’Union européenne, selon un sondage Ipsos/Stéria publié lundi. Selon cette enquête réalisée pour Le Monde, le Cevipof (Sciences-Po) et Terra Nova, 46 % des sondés déclarent se sentir «plus Français qu’Européen». 19 % affirment même se sentir «seulement Français».

En Marche poursuit donc une stratégie électorale qui ne laisse et ne laissera que peu de place à la repésentation des intérêts démocratiques français quant il s'agira de les préserver puisque par définition, En Marche fait la part belle à l'Europe et uniquement à l'Europe en ne respectant donc plus les grands principes de la Constitution de 1958. « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État. Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités. »

L'UPR44 informe nos concitoyens jour après jour et sans faiblir, que l'Etat et ses représentants ne forment qu'une annexe des quelques 14 institutions européennes et rien d'autre. Parmis ses objectifs, l'UPR souhaite donc rendre la pareille à ces institutions et tentant de leur nuire de l'intérieur comme elles le font dans notre pays.

Source :  Europe1 (03 janvier 2018)

En savoir plus : Pourquoi l’UPR présente-t-elle des listes aux élections européennes ?

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