Revue de presse de la semaine n°50-2017

Au sommaire :

  • Volaille. Doux se bat pour récupérer des aides
  • Loire-Atlantique. Les Bretons relancent une dynamique
  • Le coup de pouce de l'Europe à Atlantic Bio GMP
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Volaille. Doux se bat pour récupérer des aides

Agriculture Française : Les chiffres du déclin - P. VILLARDDeux filiales du volailler étaient, jeudi 7 décembre, au tribunal administratif de Nantes, opposées à l'établissement FranceAgriMer.

Alors que le président du volailler finistérien Doux annonçait il y a quelques semaines avoir besoin de cent millions d'euros pour financer son plan de relance, deux de ses filiales ont présenté un recours, devant le tribunal administratif, pour réclamer quelques centaines de milliers d'euros d'aides auprès de l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer, FranceAgriMer.

L'établissement FranceAgriMer avait refusé de déclencher une aide "européenne"(cf: l'UPR sur les aides dites "européennes" au secteur agroalimentaire) aux filiales en difficultés pour l'entreprise Doux. Le rapporteur public, s'est placé du côté de FranceAgriMer tandis que l'avocate du volailler a remis en cause l'interprétation par FranceAgriMer de la notion « d'entreprise en difficulté », soulignant sa « mauvaise foi ».

L'incapacité de l'Etat à soutenir son agriculture et ici, sa production de volaille, qui représente pour le Grand Ouest plus de 60% de la production nationale. C'est un nouveau coup dur pour ce bassin d'emploi en grande difficulté face au déséquilibre des importations en provenance de l'UE. Ça ne devrait pas s'arranger avec l'international puisque le parlement européen favorise, à grandes enjambées, les traités de libre échange comme le CETA ou le JEFTA (fraîchement signé avec le Japon), mettant ainsi en toute légalité les Etats à la merci des multinationales.

Ne nous y trompons pas, puisque ces accords bénéficieront aux pays dont les coûts de production seront les plus bas. La France quant à elle, attachée à une qualité agricole historique, ne saurait tenir la dragée haute face aux pays de l'Est qui innondent déjà le marché européen.

Source : Ouest France Entreprises (09 décembre 2017)

Le libre échange en quelques acronymes : RT France (02 août 2017)

Les dessous d'un accord de libre échange : Conférence de Yannick Hervé (12 décembre 2014)

Loire-Atlantique. Les Bretons relancent une dynamique

Les membres samedi en assemblée générale. Photo PO-CTLe collectif 44 = Breizh veut relancer une dynamique pour la réunification et l'auto-détermination. Samedi, programme chargé pour l'assemblée générale de 44 = Breizh à Saint-Herblain. À l'heure où l'actualité est forte en Catalogne, où les nationalistes sont en tête aux élections territoriales en Corse, des membres de 44 = Breizh, de Dibab, avec la participation d'adhérent-e-s de Bretagne Réunie, ont lancé un appel pour la création d'une coordination bretonne.

L’Europe des régions tant décriée par l’UPR est plus que jamais En Marche! Après la Catalogne en Espagne, les régionalistes (consulter l'étude sur le régionalisme breton) gagnent du terrain en France aussi.

Nous invitons nos lecteurs à visionner la conférence de FA sur les Eurorégions afin d'en maîtriser les différentes facettes.

Source : Presse Océan (10 décembre 2017)

Le véritable enjeu des Eurorégions : Le démentèlement des Etats par F. Asselineau (15 mai 2013)

En savoir plus sur les Eurorégions : Conférence de F. Asselineau (15 mai 2013)

 

Loire-Atlantique. Le coup de pouce de l’Europe à Atlantic Bio GMP

Atlantic Bio GMP a bénéficié d’un soutien européen pour agrandir son laboratoire pharmaceutique. PO-LMFeder. Derrière cet acronyme se cache le Fonds européen de développement régional. « L’un des quatre fonds structurels gérés par la Région », précise Maxime Le Quellec, chef du service au sein de la direction des politiques européennes. Pour la période 2014-2020, l’Europe a confié la gestion d’une enveloppe de 840 millions d’euros au conseil régional. Une partie - 302 millions € - est dédiée au développement économique, solidaire et durable du territoire.

A la lecture de cet article, il y a de quoi être fier d'appartenir à l'Union Européenne tant elle prend soin de ses membres. Seulement voilà, les fonds dédiés au développement et largement estampillés UE, ne sont en fait qu'un simple retour des quelques 20 milliards d'euros pour 2018 (soit + 2,3 milliards par rapport à 2017) que la France verse chaque année en sa qualité de second plus gros contributeur. La France est ce que l'on appelle un contributeur net, c'est à dire qu'elle verse plus qu'elle ne perçoit puisqu'en effet environ 14 milliards d'euros reviennent en France sous forme de financements diverses dont le Feder ou la PAC. Nous perdons donc annuellement entre 7 et 8 milliards d'euros qui eux, vont financer l'économie des pays dont on nous précise que c'est le coeur même d'un système communautaire solidaire. Il n'en reste pas moins vrai que la concurrence des Etats membres et des multinationales européennes fait fi de cette solidarité.

Une partie considérable de la perte nette de la France dans ce tour de passe-passe, alimente également ce puit sans fond qu'est le budget de fonctionnement des institutions européennes (entre 8 et 9,5 milliards d'euros/an sur la période 2014-2020). Cette facture annuelle va prendre de l'ampleur puisqu'il va falloir absorber la participation du Royaume-Uni occasionnée par le Brexit et la France sera très largement mise à contribution.

L'UPR maintient sa position avec force et conviction afin que nous sortions au plus vite de ce carcan Européen, que nous puissions retrouver notre pleine autonomie comme le font de très nombreux pays à travers le monde. Enfin, nous affirmons que nous avons bien plus à perdre à rester, qu'à sortir de l'UE, de l'Euro (voir propos de J. Stiglitz, prix Nobel d'économie) et de l'OTAN.

Source : Presse Océan (13 décembre 2017)

L'UE et ses dépenses... : 7 milliards dépensés par erreur - UPR.FR (5 novembre 2014)

« Pourquoi 2017 pourrait voir l’effondrement de l’euro. » : Analyse de Joseph Stiglitz (2016)

 

Loire-Atlantique. Faut-il construire l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ?

Infographie : ASKMEDIALes trois médiateurs chargés de sortir de l'impasse le dossier de Notre-Dame-des-Landes remettent aujourd'hui leur rapport à Edouard Philippe, avant une "décision définitive" promise par Emmanuel Macron "au plus tard en janvier" sur la construction ou non de l'aéroport.

Au moment où l'UPR44 apporte son point de vue sur le projet NDDL et selon le sondage RTL, sur 6865 répondants, 57% sont opposés à la construction de ce nouvel aéroport. Les raisons du pour et du contre font l'objet d'un débat ayant aujourd'hui pris une ampleur nationale. Selon l'UPR, la nécessité d'un tel investissement grandement financé par le contribuable doit passer par une consultation référendaire locale incluant l'ensemble des habitants finançant le projet. Le vote ne pourra avoir lieu qu'après la production d'études indépendantes, contradictoires et surtout compéhensibles, en incluant les alternatives au projet initial comme cela aurait dû être fait en 2016. La France étant l'un des pays d'Europe où l'on trouve le plus d"aéroport (plus d'une dizaine rien que pour le Grand Ouest), retenons qu'ils sont pour la plupart des gouffres financiers dont les pertes ont été socialisées.

L'essentiel de ces projets tout comme les grands projets d'infrastructures sont malheureusement les fruits d'ambitions déraisonnées, presque mégalomanes, d'élus dont la vocation première aurait dû et devrait rester l'intérêt public et le bien commun.

L'UPR44 appelle donc les élus et les habitants de la région à se saisir de ce projet de la façon la plus rationnelle et indépendante qui soit, en tenant compte des enjeux, des risques financiers et environnementaux et ce, dans le contexte d'un déficit public que nous ne maîtrisons déjà plus.

Source : RTL (13 décembre 2017)

En savoir plus : Arguments des contribuables - Contribuables associés (19 janvier 2016)

Votre avis sur l'aéroport de NDDL

HLM. La baisse de 60 € par mois de l'aide au logement entérinée par les députés

La baisse des aides personnalisées au logement (APL) des locataires du parc social a été entérinée dans la nuit de vendredi à samedi. | Ouest-France / Joël Le GallLa baisse des aides personnalisées au logement (APL) des locataires du parc social a été entérinée dans la nuit de vendredi à samedi dans le projet de loi finances 2018 adopté en nouvelle lecture par les députés.

A l'heure où les restrictions imposées par la commission européenne vont bon train, la gymnastique fiscale de nos ventrus députés est mise à contribution afin de réduire le déficit sur le dos des plus fragiles d'entre nous. Il serait bien plus risqué pour ces Messieurs Dames de l'assemblée et du Sénat d'aller frapper à la porte de ceux ayant récolté de substantiels bénéfices en leur imposant le même traitement.

Ainsi, l'UPR avait annoncé lors des présidentielles et des législatives le plan 2017/2018 de la commission européenne en indiquant précisément ce qui nous attendait. Sommes nous dans un tel état végétatif que finalement, nous n'avons plus que pour destin, la résignation. L'UPR s'attache depuis 2007 à parvenir à mettre fin à cette mascarade bleu ornée d'étoiles relayée voire encensée aveuglément par les médias.

Source : Ouest France (16 décembre 2017)

 

Saint-Nazaire À l'hôpital, la cardiologie et la radiologie dans le rouge

Les grévistes ont fait irruption dans la salle du conseil de surveillance présidé par David Samzun.  Photo PO-NDLes personnels de deux services étaient en grève ce vendredi matin. Ils se sont « invités » au conseil de surveillance pour exprimer leur malaise lié au manque d'effectifs. La situation des personnels du centre hospitalier de Saint-Nazaire est loin de s'arranger. En septembre dernier, les praticiens avaient déjà tiré la sonnette d'alarme.

Destruction programmée des services publics de proximité de la région nazairienne : après les inquiétudes exprimées par le barreau de St Nazaire que nous avions évoqué dans notre revue de presse n° 48, les personnels de cardiologie et de radiologie du centre hospitalier de Saint-Nazaire tentent d'alerter les autorités concernant la situation critique de ces services en s'invitant au comité de surveillance de l'hôpital pour "exprimer leur malaise". La destruction à petit feu des services publics de santé et de justice est directement commandée par l'UE et ses recommandations en matière d'austérité (GOPE). L'UPR44 rappelle aux citoyens et citoyennes de Loire-Atlantique cet élément fondamental de notre programme législatif : nous souhaitons interdire la privatisation des services publics stratégiques existant actuellement dans le domaine de la santé.

Source : Presse Océan (15 décembre 2017)

 

Saint-Brévin. Un CRS s'est donné la mort avec son arme de service

Photo : Presse OceanUn homme de 55 ans, membre des compagnie républicaine de sécurité, a mis fin à ses jours chez lui, à Saint-Brévin, dans la nuit de mercredi à jeudi. Cet homme, qui travaillait à la CRS42 de Saint-Herblain, allait prendre sa retraite sous peu et traversait une période difficile, sur le plan personnel. Avant ce geste tragique, avec son arme de service, il a laissé un écrit, dont le contenu n'a pas été communiqué.

Ce suicide s'ajoute à la trop longue liste des personnels des forces de l'ordre qui se sont donnés la mort en 2017 et avant. Depuis le début de l'année, au moins 46 policiers et 16 gendarmes se sont donné la mort. Nous ne pouvons que nous indigner de cette situation  trop souvent banalisée par les responsables politiques. Les forces de l'ordre sont en contact direct avec les populations et subissent de plein fouet les décisions politiques portées par les gouvernements successifs depuis des décennies, notamment au niveau économique. L'UPR souhaite porter à 20 milliards d’euros le budget pour la police et la gendarmerie, afin que les personnels de sécurité et la protection des citoyens puissent faire leur travail de manière digne pour garantir la paix sociale.

Source : Presse Océan (14 décembre 2017)

 

 

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