Revue de presse de la semaine n°51-2017

Au sommaire :

  • Canaris. Trois nantais sur quatre sont pour le nouveau stade
  • Saint-Nazaire. Chantier naval, ça coince sur les salaires
  • Electronique pour l'aviation. SN Roux liquidée, 38 salariés sur le carreau
  • ...

Canaris. Trois nantais sur quatre sont pour le nouveau stade

Trois Nantais sur quatre seraient pour le nouveau stade, d’après un sondage Ipsos commandé par le FC Nantes. | Archives Jérôme FouquetLe Football-club de Nantes a confié à Ipsos une enquête, en décembre, afin de connaître l’opinion des habitants de la métropole sur le projet YelloPark de nouveau stade à la Beaujoire. Résultat : 74 % des sondés y sont favorables.

Sondage IPSOS : 74% des sondés sont favorables à la construction d'un nouveau stade à la Beaujoire. Le sondage a été commandé par le Football-club de Nantes, présidé par Waldemar Kita, à l'origine du projet (voir notre revue de presse n° 48) L'association "A la Nantaise" avait mis en cause le manque de débat au sein du protocole d'accord entre la métropole nantaise et les tenants du projets, ainsi que l'absence d'appel d'offre (et donc de transparence) sur le projet Yellopark de la Beaujoire. L'association "A la Nantaise" avait saisi la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) qui avait décidé la mise en place d'une concertation. Celle-ci devait permettre d'ouvrir le débat concernant ce projet.

L'UPR44 s'interroge sur la validité d'un tel sondage et son impact sur les habitants de la métropole nantaise. Quels autres types de "concertations" les commanditaires souhaitent-ils mettre en place d'ici le 27 décembre 2017, prochaine rencontre avec le CNDP ? Un sondage peut-il être considéré comme une concertation ? Quelles sont les questions qui ont été posées par l'institut de sondage ? Un échantillon de 1002 personnes suffit-il à représenter la totalité des habitants de Nantes Métropoles (600 000 habitants) ? Le site d'IPSOS ne donne aucun détail sur ces éléments qui nous semblent pourtant cruciaux. Pour rappel, l'institut IPSOS a eu comme actionnaires : François Pinault de 1997 à 1999 (44% - 7e fortune française, 77e mondiale en 2010), ou encore la multinationale Fidelity Funds (fondée à Boston et autonomisée depuis à l'international depuis le Luxembourg - source : http://urlz.fr/6jdH). Didier Truchot en est le directeur général (118e fortune française selon le magazine Challenges) A l'instar de l'association "A la Nantaise", l'UPR44 continue de réclamer des études alternatives et de réels débats et reste méfiant concernant la mise en place accrue de ces PPP (Partenariat-Public-Privé).

Source : Ouest France (21 décembre 2017)

Saint-Nazaire. Chantier naval, ça coince sur les salaires

Une cinquantaine d'employés STX ont répondu à l'appel de la CGT Navale. | Ouest-FranceUne cinquantaine d’employés de STX se sont rassemblés, ce mardi 19 décembre, répondant à l’appel de la CGT Navale, en désaccord avec la direction, dans le cadre des négociations annuelles.

Il était question des négociations annuelles sur les salaires et l’emploi. Principal point de désaccord, l’augmentation générale des salaires de 0,8 %, jugée « très insuffisante, compte tenu de l’activité du chantier et des carnets de commandes », explique Alain Georget, de la CGT Navale.

Source : Ouest France (19 décembre 2017)

Electronique pour l'aviation. SN Roux liquidée, 38 salariés sur le carreau

Le tribunal de commerce de Lorient a prononcé la liquidation judiciaire de l’entreprise SN Roux, à Kervignac. | Ouest-FranceLe tribunal de commerce de Lorient a prononcé la liquidation judiciaire de l’entreprise SN Roux, à Kervignac. La procédure de licenciement des 38 salariés doit être engagée avant le 30 décembre.

Avant ce coup de grâce, l'entreprise avait déjà subit un premier "dégraissage" puisque Roux et Cie, qui avait perdu un gros client, avait été placée en redressement judiciaire en juillet 2016. L’entreprise, renommée SN Roux, avait été reprise en décembre 2016 par BCG Capital, représentée par Niklaus Zenger et dont le siège est en République Tchèque. 35 personnes sur 75 salariés avaient alors été licenciées... alors que la proposition de reprise faite par une cadre de l'entreprise n'a pas été retenue par le tribunal.

La reprise par cette holding est un triste exemple de la libre circulation des mouvements de capitaux entérinée par la commission européenne sous le doux nom d'article 63 du TFUE. Dans une économie courtermiste visant le profit plutôt que la vision à long terme, des milliers d'entreprises françaises et à titre d'exemple, pas moins d'une cinquantaine sur la Carenne par an en moyenne, mettent la clé sous la porte.

Le bassin d'emploi de toutes nos régions continuera de perdre de sa substance, s'il en reste encore, tant que l'Etat restera enchaîné à l'UE et ne reprendra pas en main sa politique économique et la dynamisation de son industrie. Cette impulsion est engagée par l'UPR depuis 2007 et a besoin que nos concitoyens acceptent de ne plus entendre la propagande médiatique sur les bienfaits de l'ultralibéralisme européen.

Source : Ouest France (19 décembre 2017)

Notre-Dame-des-Landes. La Zad sera évacuée quoi qu’il arrive prévient Castaner

POC’est par un communiqué a posteriori qu’on a appris le passage du ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, samedi 16 décembre, à l’Hôtel de ville de Nantes, où il a été reçu par Johanna Rolland (PS), maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole.

La maire de Nantes, Johanna Rolland accueille Nicolas Hulot, ministre de l'écologie en toute discrétion. Les autorités nantaises, ainsi que le gouvernement d'Emmanuel Macron confirment ainsi leur volonté d'accélerer la mise en oeuvre du transfert de l'aéroport de Nantes vers Notre-Dame-des-Landes où les "zadistes" continuent d'occuper les lieux (depuis 1974). Le délégué général de La République en marche et secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, a indiqué ce dimanche que l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes se ferait, et ce même si le projet était abandonné (http://urlz.fr/6hPF). Sans surprise, la députée macroniste de Nantes (2e circo) Valérie Oppelt se range également du côté du gouvernement.(http://urlz.fr/6hPI) . L'UPR44 s'était positionné contre le manque de transparence et de débat serein et démocratique concernant ce projet qui couve depuis des dizaines d'années, alertant les citoyens et citoyennes sur les dangers des Partenariats Public-Privé (PPP) qui, comme pour le projet Yellopark de la Beaujoire, mettent en jeu de considérables risques pour les dépenses publiques. Le référendum du 26 juin 2016, mis en place de manière très expéditive, avait vu la participation de 51% des citoyens de Loire-Atlantique et le "oui à l'aéroport" l'emporter avec 55,17% des voix.

Source : Presse Océan (16 décembre 2017)

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